PHÉNIX
De mes feux fuyants je vous écris
Des vers nés dans l'enfer d'un brouillon
Des mots vifs du plus aigu des cris
Des rimes surgies d'un lent bouillon.
Il y a des mots défigurés
Non identifiés à la morgue
Des plumes se traînent apeurées
Arrondies pour être en vogue.
À sa bonne heure ! Les guerres font son plein,
Des adieux moisis de silence
Les jours s'échappent en plein déclin
On se tait : Les pleurs recommencent.
Ô inspiration ! Où va l'instinct ?
Je remue la mort du lit d'éveil
Un phénix heurte tous les destins
Vit en moi poésie qui veille.
Djamel SAYAD
9 avril 2026